UFC-Que Choisir Clermont-Ferrand

ACTIONS LOCALES

ÉVITER LA MALBOUFFE ET EN AVOIR POUR SON ARGENT

Lors de l’assemblée générale le débat a eu comme thème notre alimentation. Pour cela nous avons convié plusieurs acteurs de notre territoire qui travaillent  sur l’alimentation.


Le Docteur Anthony FARDET,  ingénieur en agro-alimentaire de l’Agro- ParisTech et docteur en Nutrition Humaine de l’Université d’Aix-Marseille.

Il a travaillé 12 ans sur le potentiel  santé des produits céréaliers.
Il a mené ces recherches de laboratoires à l’INRA, à l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement, coopération scientifique) et chez Danone sur différents produits céréaliers couramment consommés que sont les pâtes alimentaires, les biscuits, le pain, les bouillies de sevrage et les céréales du petit-déjeuner, et sur des composés céréaliers importants que sont les antioxydants, les fibres, les polyphénols et les lipotropes. Il est aujourd’hui président du Comité Scientifique & Technique de la société Siga pour une classification des aliments en fonction de leur degré de transformation.

Comment définir la nutrition préventive ?

La nutrition préventive est une science holistique par essence incluant à la fois des dimensions physiologique, comportementale, technologique, environnementale, économique, sociale, culturelle et religieuse. Cependant, jusqu’à aujourd’hui, la nutrition a trop souvent été étudiée selon une approche réductionniste associant un composé alimentaire à un effet physiologique. La recherche en nutrition préventive est une branche de la nutrition qui consiste à produire des données pour définir la meilleure façon  de se nourrir afin de vivre le plus longtemps possible en bonne santé. Or, aujourd’hui, bien que l’espérance de vie théorique augmente chaque année, celle en bonne santé tend à diminuer, générant une durée de vie en mauvaise santé de plus en plus longue. De plus, notre alimentation est peu durable sur les plans environnemental, santé, socio-économique, bien-être animal et socio-culturel.

Il est aujourd’hui nécessaire de définir de nouveaux paradigmes pour asseoir les bases d’une nouvelle alimentation humaine préventive plus éthique.  Pour cela, il faut réfléchir aux conséquences de l’approche réductionniste appliquée à la recherche en nutrition, de proposer une nouvelle classification des aliments, d’étudier le rôle de la structure complexe des aliments dans leur potentiel santé et caractériser l’état des individus afin de le préserver le plus longtemps possible. L’influence technologiques sur la valeur santé des aliments doit être aussi mieux définie qu’elle ne l’est aujourd’hui.

Projet Alimentaire Territorial (PAT)


Intervenant : M. Jean-Pierre BUCHE,
vice-président du Grand Clermont
en charge du projet alimentaire territorial.

 

 

Qu’est-ce qu’un PAT ?

Le Projet Alimentaire Territorial est un dispositif prévu par la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 (Art 39). Les Projets Alimentaires territoriaux s’appuient sur un diagnostic partagé faisant un état des lieux de la production agricole et alimentaire locale, du besoin alimentaire du bassin de vie et identifiant les atouts et contraintes socio-économiques et environnementales du territoire. L’alimentation devient alors un axe intégrateur et structurant de mise en cohérence des politiques sectorielles sur ce territoire.

Forts d’une coopération de longue date, Le PNR Livradois-Forez et le PETR du Grand Clermont ont décidé de fédérer leurs forces et leurs complémentarités pour mener conjointement une démarche d’élaboration et de mise en œuvre d’un projet alimentaire territorial respectueux de l’Homme et de l’environnement en reconnectant l’urbain et le rural.

Actuellement, le taux d’auto-approvisionnement du territoire est faible et une part de la population, en situation de pauvreté et de précarité, peut constituer une population à risque en termes de mauvaise alimentation et des conséquences que cela implique sur la santé. A travers ce projet, le PNR Livradois-Forez et le Grand Clermont cherchent donc à offrir aux habitants de leurs territoires ruraux et urbains une alimentation saine, de qualité, accessible à tous, issue de circuits de proximité et contribuant au développement d’une agriculture rémunératrice pour l’agriculteur et respectueuse de l’environnement. Il faut structurer les filières de production agroalimentaire en rapprochant l’offre et la demande locale.

La santé, l’environnement, la question animale.

De nombreux travaux scientifiques montrent le lien entre les maladies « civilisationnelles » (diabète, cancer, obésité …) et les déséquilibres alimentaires. Toutes les recommandations convergent vers la nécessité de régimes moins sucrés, moins salés, moins gras mais aussi d’aliments moins raffinés et moins transformés, moins riches en protéines d’origine animale (viande, lait …).

La notion de « santé environnementale » s’adresse plus largement aux impacts environnementaux de la chaine alimentaire, à tous les stades, de la production à la consommation : utilisation de produits phytosanitaires, d’additifs alimentaires, transformation, impacts sur la qualité de l’eau, de l’air, des sols, sur la biodiversité et sur le changement climatique global.

La question animale a également fait irruption dans le débat public. La consommation de viande des français est plus exigeante : consommer moins de des produits de meilleure qualité.