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Covid-19 : Feu vert pour proposer des tests en pharmacie

 

La place des tests antigéniques dans la détection du Covid-19 se précise. Si leur intérêt en dépistage de masse est limité, ils pourraient toutefois être proposés en pharmacie ou au cabinet médical afin de diagnostiquer plus rapidement les personnes atteintes.

Deux types de tests virologiques existent pour vérifier si l’on souffre du Covid-19. La méthode de référence, la RT-PCR, présente l’avantage de la fiabilité mais nécessite un délai avant l’obtention des résultats. L’autre méthode, le test antigénique, s’esquisse comme une alternative de choix à l’heure où les laboratoires saturent : les résultats sont obtenus en moins de 30 minutes et restent assez fiables. La Haute Autorité de santé (HAS) précise maintenant la place qu’ils peuvent occuper dans la stratégie de dépistage.

Si deux types de situations se dessinent, plusieurs exigences communes sont fixées. Dans tous les cas, le test antigénique peut être proposé si celui par RT-PCR n’est pas accessible dans les 48 heures. Réalisé sur prélèvement nasopharyngé, il doit être proposé avant le 5e jour après l’apparition des symptômes car c’est à ce moment qu’il est le plus fiable. À partir du 5e jour, c’est la RT-PCR qui doit être réalisée.

PREMIER CAS : EN DIAGNOSTIC

En cas de suspicion de Covid-19 chez une personne présentant des symptômes, deux profils se distinguent. En l’absence de facteur de risque, le test antigénique suffit et aucune confirmation ne sera nécessaire. La situation est différente pour une personne à risque de complications – en raison de son âge ou d’une maladie chronique. Si le résultat est négatif, il faudra le confirmer à l’aide d’une RT-PCR.

Cette distinction s’explique par la performance du test antigénique. S’il est fiable en cas de résultat positif, il délivre davantage de résultats faussement négatifs. Afin de limiter la perte de chances pour les profils à risque, une confirmation s’impose donc.

DEUXIÈME CAS : EN DÉPISTAGE

Face à des personnes ne présentant pas de symptômes suspects, la situation est plus délicate. La rapidité d’obtention des résultats est un point fort du test antigénique face à la RT-PCR. Mais son utilité est restreinte, estime la HAS. Il n’est pas utile en dépistage de masse ou individuel lorsque aucun contact à risque ou cluster n’a été identifié. Le risque d’obtenir un résultat faussement positif est trop élevé.

L’organisation est quelque peu différente au sein d’un possible cluster. Le test antigénique est alors intéressant pour dépister un groupe ciblé, comme le personnel d’une entreprise ou l’ensemble d’une université. Lorsqu’on est seulement cas contact, en revanche, la RT-PCR continue de s’imposer.

ET EN DEHORS DES LABOS ?

Les tests antigéniques sont suffisamment fiables pour être proposés en dehors des laboratoires d’analyse médicale, tranche la HAS. Ils portent alors le nom de Trod, mais le procédé est le même. Plusieurs professionnels auront la possibilité de les effectuer : pharmaciens, étudiants en santé (médecine, dentisterie, maïeutique, infirmerie), kinésithérapeutes, infirmiers…

La HAS propose même une évolution par rapport à la réglementation actuelle. En temps normal, tout test qui n’a pas été réalisé par un médecin biologiste doit être confirmé en laboratoire. Cette fois, il est possible de se passer de cette étape.

Covid-19

Davantage de formes légères grâce au masque ?

Publié le : 11/10/2020

Le port du masque n’est pas une protection parfaite contre le Covid-19. Mais selon plusieurs travaux, il pourrait nous rendre service. Exposés à de petites doses de virus, nous serions plus disposés à développer des formes légères, voire asymptomatiques de la maladie.

Porter un masque chirurgical ou grand public est désormais un geste quotidien. Lorsqu’il est bien porté – en couvrant la bouche et le nez –, il évite qu’une personne atteinte du Covid-19 ne le transmette aux autres. Il filtre, en effet, la plupart des projections contaminantes. Dans une moindre mesure, moins bien démontrée, le masque protège aussi celui qui le porte. Cette stratégie n’est pas efficace à 100 %… mais cette imperfection pourrait bien nous être utile, suggèrent plusieurs travaux.

La protection partielle conférée par le masque provoquerait un phénomène similaire à la variolisation, ancêtre de la vaccination contre la variole. Elle consistait à prélever un peu de pus de personnes malades puis à l’inoculer à des personnes en bonne santé. Cette faible exposition provoquait une réponse immunitaire. De la même façon, en portant le masque, nous sommes confrontés à de petites quantités de coronavirus (1). Or, selon certains spécialistes, la sévérité de la maladie serait liée à la dose de virus reçue.

Mais qu’en est-il en pratique ? Selon une étude, menée chez le hamster doré (2), les animaux protégés par le masque sont moins à risque d’infection. Ceux qui tombent malades développent des formes moins sévères. Chez l’humain, des observations semblables ont été faites, notamment à bord d’un bateau de croisière confiné au large de l’Argentine. Le port du masque y a été systématisé, et 80 % des passagers infectés étaient asymptomatiques. En Suisse, une étude s’est intéressée à 3 casernes militaires dans les Alpes, confinées après la survenue de cas. Si les mesures barrières n’ont pas évité toute contamination, elles ont considérablement réduit le risque. Les cas positifs, eux, étaient rarement accompagnés de symptômes.

En attendant un hypothétique vaccin, le port du masque semble donc avoir son intérêt. À condition, tout de même, de l’utiliser correctement.

 

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